Description
Nouvelle postale n° 14 Sur cet
étrange essai de linguistique délirante planent le mystère de
Rennes-le-Château, l’ombre de l’abbé Bérenger Saunière et celle… du trésor
des Cathares. Peut-être une piste, selon certains chercheurs.Dans l’extrait choisi, on découvre avec stupéfaction que la langue basque descend… de l’anglais contemporain !ExtraitLANGUE BASQUE.Il n’est pas sans intérêt de remarquer, par la formation des mots basques, comment s’est faite à Babel la confusion du langage. Les mots nouveaux n’ont plus la même simplicité ; ils expriment par l’association des termes primitifs, des propositions tantôt figurées, tantôt relatant un fait historique et réel. Ces combinaisons nouvelles sont aussi faciles à observer dans la langue Kabyle que dans la langue basque : néanmoins, celle-ci les reproduit dans une plus grande pureté et permet de saisir, pour ainsi dire, au passage, des pensées philosophiques surprenantes, des peintures de mœurs qui ne laissent rien à désirer.Il ne faudrait pas croire que les Basques fussent exclusivement chasseurs. L’agriculture était certainement en honneur parmi eux, et le terme « hildua » qui désigne la terre que soulève la charrue en creusant le sillon — hill, éminence, — due (diou), convenable, — montre que le labour soigné et profond ne leur était pas inconnu. Ils préféraient d’ailleurs les productions du sol aux métaux précieux existant abondamment dans leur pays, puisqu’ils fermaient les yeux au lieu de les ouvrir avidement, lorsque en hersant les champs, leurs regards étaient frappés par l’éclat de « l’argent, cilharra » que leur travail amenait à la surface de la terre cultivée, — to seel (sil), fermer les yeux, — to harrow, herser —.Les périphrases employées dans la langue basque sont plus sensibles encore dans l’expression de certains faits naturels, comme le lever et le coucher du soleil, le lever et le coucher de la lune.« Le lever du soleil, iruzki atheratzea » présente le sens suivant : celui qui est fatigué, déteste d’entendre bourdonner dans l’air — to hear (hir), entendre, — to huzz (heuzz), bourdonner , — sky (skaï) air, — to hatter, harasser, — to hate, détester —.« Le coucher du soleil, iruzki sartzea » accuse une formation semblable : le cultivateur arrivé au soir, déteste d’entendre bourdonner dans l’air, — to hear (hir) entendre, — to huzz, bourdonner, — sky, air, — sart, terrain cultivé —.« Le lever de la lune , ilhargi atheratzea. » L’homme harassé de fatigue déteste de vouloir prêter l’oreille aux cris, — to will (ouill), vouloir, — to harck, prêter l’oreille , — hue (hiou). cri,— to hatter, harasser,— to hate, détester -. « Le coucher de la lune , ilhargi sartzea. » Le cultivateur désire de prêter l’oreille aux cris , — to will (ouill) désirer , — to harck, prêter l’oreille , — hue (hiou), cri, — sart, terrain cultivé —.
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