Description
Superbe évocation d’une nuit d’amour à la manière des Mille et Une Nuits. Gravure de Georges Rubel.
Extrait
« La porte du jardin se referme sur les jouvenceaux, & le dernier rayon du soleil frappe un des clous plantés dans le teck, pour qu’encore vibre le cuivre & geigne le bois fauve.
Chant retenu de la fontaine, carnation & parfum des roses, bruissement de la ville aux sept enceintes au-delà des murs de terre. Appel à la prière du couchant. Dans la conque d’un ciel pâmé, des pigeons par centaines regagnent leur logis malodorant.
Un tapis, un flacon de vin, deux coupes, un plateau de raisins & de grenades. Pieds nus sur le marbre, ils avancent dans le nimbe de mollesse du hammam, & sont à l’instant dans les bras l’un de l’autre, le souffle court. Leurs vêtements tombent. La minceur de la fille se révèle aussi illusoire que la solide carrure du garçon. Le pantalon de la belle, sa tunique dissimulaient de lourds appas, que le rasage & l’onction d’après le bain achèvent de dénuder. Lui est frêle, son poignet se barre d’une cicatrice, à sa main luit une émeraude. »
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