Description
Ce passage des Origines humaines éclaire les relations étroites qu’entretiennent les prêtres et le diable avec le sexe. ExtraitLe DiableD’ai i, hâbe ai le ; dis, hâbe-le = tiens, suce-le ; c’est le langage du diable offrant son aspergès à ses piteux laïques. Le diable est un déi, ce déi hâble et ment diablement ; c’est le déi hâbleur, le dieu hâbleur, hâbe l’heure. Il hâblait ses fables sur le sable, d’un air affable. Il accablait à qué hâble l’ai, ses victimes, les prenant par le râble ou les tirant avec un câble. Le diable est le même que le dragon. Comme diable, il se prévalait de sa crosse, sa queue rehausse. Comme dragon, il était chevalier et se cabrait, queue âbre ai, présentant son sabre, ç’ai âbe re, pour se faire gober.Abe ou abbé vaut père. Le diable = déi abbé le, c’est le dieu abbé ou le dieu père. C’est-à-dire qu’il est le père du dieu animal dont nous sommes animalement les enfants. Le diable est à la tête des dieux infâmes de la Bible, mais ce n’est que dans le Nouveau-Testament que le nom de diable lui est donné. Les enfants du diable furent matériellement les premiers dieux nés d’une mère, lesquels sont nos pères animaux. Comme l’Esprit créateur des mondes, a pris le nom de ces derniers dieux, le nom de Dieu et de père, pour se faire connaître à sa création, le diable est notre grand-père ou notre père en Dieu, ainsi que monseigneur l’Evêque.Le dieu-abbé ou le diable est aussi le déi à bé, ou le dieu ayant un bec, ce fut l’oiseau à gros bec, adoré en Assyrie. Ainsi que la grenouille, il avait la bouche fendue jusqu’aux oreilles.L’italien nomme le diable, il diavolo, ce mot est aussi français. Le diavolo, c’était le déi à vau l’eau, s’éloignant des bords pour fuire devant les dieux, ses enfants, avec lesquels il était en guerre.Il diavolo, c’est le déi avolo, le dieu aïeul ;La diavola, c’est la déi avola, la déesse aïeule ;I diavoli, ce sont les déi avoli, les dieux aïeux ;Le diavole, ce sont les déi avole, les déesses aïeules.Le mot avo, avolo, a désigné le père d’abord, et le grand-père ou l’aïeul, quand les hommes furent créés. Le mot diavolo signifie donc, comme en français, dieu abbé ou dieu père, dieu aïeul. Il prit naturellement cette signification quand la création fut complète ; il y avait les hommes, les dieux ou les pères et le petit père ou le diable, le diavolo, qui était bien l’aïeul ou le grand-père, le déi avo lo = déi abbé le. Le diable.Le diable est le même que Saturne ; Saturne, selon la Fable est le grand-père des hommes, et il en est de même du diable, selon l’Evangile ; car Jésus nomme les Juifs les enfants du diable, et dans sa première épître, Jean oppose les enfants de Dieu aux enfants du diable. Le nom de diable est extrêmement désagréable à notre vieux grand-père animal. Le livre des fils de Dieu est la Bible et surtout le Nouveau-Testament, où nous sommes parfaitement instruits sur le diable et ses anges (Mathieu, Luc, Jean, Paul, Jacques, Pierre, Jude), mais déjà on ne trouve point ce nom dans Marc. Le livre des enfants du diable est le catéchisme, là on cherche en vain le nom du diable ; de même dans les livres de messes, il n’y est point nommé. Notre père en Dieu, monseigneur l’évêque, qui est la personnification du diable et tient sur terre la place de Dieu, n’aime point ce nom, il lui déchire l’oreille, et le nom de diablesse encore plus.Cependant la tradition nous le fait connaître aussi bien que l’Evangile et la terre est couverte, comme aux premiers jours de toutes sortes de diables : grand diable, petit diable, mauvais diable, bon diable, beau diable, vilain diable, enfant du diable. Qui diable ne connaît pas plus d’un pauvre diable ? Ne sommes-nous pas tous un peu diables ? Et les pauvres diablesses, ne les rencontre-t-on pas un peu partout ? Si l’engeance laïque met en doute le grand Dieu tout-puissant, elle s’incline pleine de respect sous la puissance du diable. Que dis, hâble, veux-tu ? Que diable veux-tu ? Tous ceux qui ont en eux un esprit de démon ou du diable, lui disent : mon père, en la personne du prêtre et surtout de l’Evêque qui est notre père en Dieu, c’est-à-dire, père de Dieu et grand-père de l’homme. Ainsi les enfants du diable lui disent : mon père, bien que le Seigneur Jésus l’ait expressément défendu, en disant : N’appelez personne sur la terre votre père, car vous n’avez qu’un seul père, qui est dans les cieux. (Math. 23. 9.)Le nom de Satan ne lui plaît pas non plus. Quand ça tend, ça tire et ça bat ; alors le satire Satan tient son sabbat. Satan est donc l’animal méchant, mais le diable est le vrai seigneur du monde primitif. Il est le prince ou le premier de ce monde et à la venue du Seigneur Jésus, sa place était dans le ciel (Ap. 12. 8). Il résume toute la création des êtres qui naquirent du frai des grenouilles. En qualité de Satan, il exigeait de vils services, et rien n’est encore plus fâcheux que de tirer le diable par la queue.En la personne du pape, il disposait des royaumes de la terre et de leur gloire ; mais depuis 1900 où le règne de Dieu est proclamé dans le ciel, et où les saints du souverain, les hommes de bonne volonté, ont reçu le règne et la domination et la grandeur des royaumes qui sont tous les cieux (Dan. 7. 27), le diable tend de plus en plus à disparaître et le jour approche, où il sombrera entièrement, au jour de l’éclat de l’avènement du Fils de l’homme.Ainsi le diable et Satan, c’est le prêtre sur toute la terre. Le diable est le grand premier être, le grand prêtre sur tout le globe et dans toutes les religions. Il n’est écrit nulle part que le diable soit un pur esprit ou qu’il soit invisible. Résistez au diable, et il s’enfuira de vous (Jacques 4. 7).
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