Ce n’est pas le « 116 »

7,00  TTC

95 en stock

UGS : 2-86807-018-3 Catégorie :

Description

Illustré par Daniel Groutteau.Récit d’eau, le long du Grand Canal, en Chine.Le narrateur attend… le 115, le 118 ? Une certitude : ce ne sera pas le 116 ! Extrait[…] Après le départ, la nuit vient tout de suite. Les gens dînent et devisent. Bruyants ou tranquilles, ils jouent aux cartes, puis s’assoupissent, parfois écroulés les uns sur les autres, dans la pénombre. Lampes jaunâtres.Dehors la nuit, les maisons sur l’eau, les faibles lueurs derrière les fenêtres, les embarcadères de trois marches, des bateliers affairés sur leur barque, la paix dans l’agitation. Ombre portée par un chapeau conique. Lampes à pétrole sur les péniches, lumières du remorqueur, trolleys traversant les ponts. Puis campagne, grand silence sur les berges, navigation intense sur l’eau.Réveil vers 2 heures. Au fait, voilà bien longtemps que nous sommes arrêtés…Plus tard.Brouillard. On est là, sans savoir pourquoi. Une barque arrive. Un type, en tenue de ville un peu fripée, godille, un autre, coiffé d’un casque de chantier, est debout. Divinités fluviales dans le mystère de l’aube. Allons. Sans doute des curieux venus aux nouvelles.Au loin, mais à travers l’épais brouillard loin c’est quelques mètres, une maison, et le vacarme incroyable des canards. Sous le nez : un tas de compost, un talus couvert de jeunes plants de navets. Passage d’un chien. Roseaux. Côté canal, un ou deux trains de péniches (briques, réchaud à charbon, chiot) avec leur remorqueur (haut-parleur, épluchures de pommes). On ne voit rien. Pas mal de mouches malgré le temps froid. Les passagers s’envoient le petit déjeuner. Baguettes graisseuses dans la soupe de nouilles. Ensuite ils se rendorment, ressortent les cartes, bavardent, assiègent les lavabos. Plus d’eau. Le temps disparaît. Aucun énervement. Quelques-uns tentent sans grande conviction de passer la tête à travers les barreaux de bois peints façon métal.On lit des bandes dessinées miniatures, sans paraître trop mécontent d’échapper à une journée de boulot (le retard est déjà considérable), on fume une cigarette après l’autre, on crache. Les abords des commodités deviennent glissants et des plus puants. Un des marins passe avec un grand panier d’œufs de cane.[…]

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Ce n’est pas le « 116 »”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *